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 "Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie"

Albert Londres 


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Alain Duhamel, dans un livre passionnant, compare Nicolas Sarkozy à Napoléon Ier. Audacieuse comparaison consulaire qui coupe le souffle.

Quant à moi, je serais assez tenté de comparer Nicolas à Louis XVI. Certes ni au physique ni au moral, mais, si j’ose dire, au conjoncturel.


Comme louis XVI, Nicolas arrive trop tard. Il est obligé de faire des réformes mais la France des catégories ne veut pas se réformer, comme la France de l’Ancien Régime, et la crise rend les réformes encore plus impopulaires, encore plus dures à supporter.


C’est l’heure climatérique ! C’est l’heure du déficit !

C’est l’heure du paiement des années d’irresponsabilité qui ont coulé sous le pont des mensonges démagogiques de Mitterrand et sous « le pont des soupirs » fatigué de Jacques Chirac.


A la place de la fière devise, « Liberté, Egalité, Fraternité », on pourrait graver pour un temps, sur le fronton des édifices publics : y a plus de fric ! La vérité hélas est là. On en est à faire des saisies pour contraventions impayées de 80 €. L’Urssaf en est à reconnaître devoir de l’argent qu’elle met des mois à rembourser !


La grève ne changera rien à cette réalité redoutable : depuis des années, on a vécu en dehors du réel et le réel aujourd’hui nous rattrape et exige des comptes auprès des banques, des parachutés, des profiteurs, des politiques, des médias, des fainéants du système.

Comme le dit, avec sa voix inimitable de prélat socialiste, Arnaud Montebourg, qui déclenche le compte à rebours, la rue réclame ! La grève n’est que l’expression massive de ce mal-être qu’a laissé croître au fil des mensonges une classe politique sans repère, si ce n’est le repaire de carrière.


Ce personnel politique, pour conserver un électorat, est prêt à tout, au prêt-à-porter politique, il danse de gauche à droite et de droite à gauche et il s’étonne que les Français aient le tournis.


Sire, les caisses sont vides, la banqueroute à nos portes, Christine Lagarde meurt mais ne se rend pas ! Sire, tachez de garder la tête sur les épaules, l’histoire vous a assigné un rôle particulièrement ingrat.

Evitez qu’un inconnu, vous voyant passer devant lui un jour dise avec irrespect : « Quel couillon » ! (*)


Gilbert Collard

(*) Phrase prononcée par Napoléon quand il vit passer LOUIS XVI encadré par les gardes nationaux.

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