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 "Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie"

Albert Londres 


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Elle avait été annoncée… elle a bien eu lieu. Le Grand Sud-ouest (du nord de la Gironde jusqu’aux confins du Languedoc-Roussillon) a subit, les 24 et 25 janvier derniers des bourrasques allant jusqu’à plus de 180 km/heures, dévastant tout ce qui ne pouvait résister aux assauts de ce que plusieurs météorologues ont (déjà) appelé la « tempête du siècle ».

Contrôler efficacement la situation

Nous serions plus ou moins rassurés si, comme lors des événements climatiques qui ont eu lieu en décembre 1999, ce phénomène météorologique s’était passé d’ici quelques décennies. Malheureusement pour ces spécialistes, nous ne sommes qu’au début de ce nouveau siècle. Encore 91 ans où tout peut arriver comme désastre en tout genre.

Des hivers plus froid… des étés trop chauds (souvenons nous de la canicule de 2003)… une sécheresse de plus en plus préoccupante mais des précipitations pluviométriques tellement importantes que les sols, devenus trop arides par la dite sécheresse, ne peuvent absorber, d’où des inondations où les gens perdent tous leurs biens.

Lors de cette tempête, les pouvoirs publics se sont quelque peu rassurés de l’ampleur d’une catastrophe moindre qu’en 1999, mais surtout d’avoir su contrôler efficacement la situation. Ces Messieurs n’ont pas le triomphe modeste ! Il y a dix ans, la « tempête du siècle dernier » avait touché la France du nord au sud et d’est en ouest. Aucun département, aucune ville, village, hameau ou quartier n’avaient été épargnés.

Cette année, les services EDF, SNCF, télécommunications, et leurs trop nombreux sous-traitants devaient rétablir, (c’était leur but et surtout leur promesse),  l’ensemble du réseau touché par ce désastre en quarante-huit heures chronos, comme s’il s’agissait d’une quelconque société de vente par correspondance.

Quel optimisme ! Quelle utopie  Quel ridicule !

Dans les Landes, le département le plus touché, l’énergie, indispensable à une vie normale, n’est revenue, dans beaucoup de petites villes ou villages (pourtant pas isolés) presque une semaine après la tempête et dans les endroits les plus retirés, quinze jours, après les habitants s’éclairaient encore à la bougie.

Dans le pays des pins, des plages et des vachettes, plus de conditions de vie normales, des ramassages scolaires suspendus et évidemment pas de cours assurés, en particuliers dans les collèges ruraux, nombreux dans ce départements et ce, à quelques jours des premières vacances scolaires de l’année…

Bonheur pour les cancres, mais  désarrois pour les bons élèves soucieux, à juste de titre, de leur avenir !

Au vu des conditions différentes, (notamment l’étendue des zones sinistrées), cette crise a donc été plus mal gérée qu’en décembre 1999 où la France entière avait été meurtrie. En effet, des secours venus en grand nombre des régions épargnées (notamment d’Auvergne) ont prêté  main forte à leurs collègues sur le terrain de cette catastrophe.

Que ce serait-il passé si cette tempête avait touché la France entière comme il y a dix ans ? Les secours locaux auraient été mobilisés pour intervenir sur leur propre secteur… donc indisponibles pour d’autres régions ou départements !

L’homme détruit la nature

Mais pourquoi, et en dehors de toute polémique, de tels phénomènes à répétition et une instabilité météorologique inquiétante ? Ne sommes-nous pas coupables d’épargner notre planète des assauts du vent, de la pluie, du froid, de la chaleur, de la sécheresse, des brusques changements de température.

Parfois, et ce n’est pas rare, plus de 15° Celsius de redoux en 24 heures au même moment, et vice-versa, un brusque rafraichissement (pour ne pas dire un refroidissement) dans le même laps de temps) ?

La banquise fond tellement rapidement que, d’ici quelques décennies, peut-être nous ne serions pas surpris de voir des ours blancs sur le parvis de Notre-Dame. Les revues scientifiques font état de ce qu’il pourrait se passer dans les années à venir. Certaines prévoient des hivers chauds ou/et des étés froids, des précipitations abondantes ou des périodes de sécheresse.

Mais toutes sont, pour ma part, trop précises, trop catégoriques, trop affirmatives et trop sures de leur propos. En effet, peut-on prévoir l’imprévisible quand l’homme détruit la nature ?

Dérèglement météorologique inquiétant

L’industrie est sûrement la plus fautive avec ses rejets polluants dans l’atmosphère, d’où la destruction progressive de la couche d’ozone et un dérèglement météorologique inquiétant. Mais le simple quidam n’est-il pas aussi coupable ? Prendre son automobile pour faire des courts trajets, délaisser les transports en commun pour éviter la promiscuité de son semblable, ne pas privilégier des produits ou emballages non jetables ?

Pourtant, lors des élections présidentielles de 1974, (deux ans avant une terrible sécheresse… déjà !), René Dumont, premier « vrai » candidat écologique - à l’époque beaucoup se gaussaient de lui et de ses idées - disait que tout ce qui était jetable était pourtant rejeté dans l’environnement et faussait l’action de Dame Nature.

Pour enfoncer le clou dans la plaie ouverte par notre insouciance, depuis maintenant plusieurs décennies, tout ce qui peut être conditionné en bombe aérosol nous envahit.

La détérioration de l’atmosphère

Au début des années soixante, ce procédé ne concernait que les bombes insecticides, puis est venu le tour des produits cosmétiques, industriels, et maintenant, même notre délicieuse crème chantilly - en autres - contribue, par le rejet du gaz propulseur à la détérioration de l’atmosphère.

Il est évident que toutes « ces petites bricoles » engendrent, progressivement mais insidieusement une pollution qui, comme je le soulignais ci-dessus a déjà provoqué et provoquera des terribles chaos météorologique incontrôlables, même malgré les prévisions et les études les plus précises ou les plus faussement rassurantes, voire fantaisistes…

Continuons et la météo perdra le nord et la boussole…

Enfin, et pour finir sur une note d’humour, quelques scientifiques accusent les vaches d’accentuer par leurs flatulences le trou dans la couche d’ozone.

Ces pauvres ruminants n’ont-ils pas toujours existés ?

Et autrefois parlait-on de cette fameuse couche d’ozone ? Pourtant, nos gentils bovidés, pour paraphraser Patrick Sébastien, se sont toujours bien laissés aller et ce, en toute liberté sans pour autant que nos ancêtres se posent des questions faussement écologiques.

Alors, posons nous intrinsèquement cette question : est-ce nous qui provoquons les tempêtes ou les tempêtes qui nous provoquent ?

La nature, elle aussi, peut être vengeresse…



Paul Lela

Mars 2009 © Le Chroniqueur

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