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"Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie"
"Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie"
Ça en est fini depuis longtemps des dimanches d’antan, mais maintenant ça en est fini légalement. Le Conseil Constitutionnel a validé l’ensemble des dispositions portant dérogation à l’ancestral et biblique repos dominical. La loi Mallié élargit le champ des personnes concernées par le travail du dimanche. Désormais, tous les commerces de détail situés dans les communes d’intérêt touristique ou thermal ou dans les zones d’affluence exceptionnelle, ou d’animation culturelle permanente, pourront ouvrir le dimanche. Dans les villes de plus d’un million d’habitants le préfet pourra, sur demande du maire, délimiter les périmètres de consommation exceptionnels dans lesquels les commerces pourront ouvrir le dimanche. Ces périmètres devront être caractérisés par « des habitudes de consommation dominicale » ou se trouver à proximité d’une frontière avec un pays qui travaille le dimanche.
Défunt dimanche, donc. Peut-être ne verra-t-on plus les nostalgiques plaques « fermé le dimanche ». On n’arrête pas le progrès qui n’arrête pas de nous fatiguer. Chaque fois c’est un peu un art de vivre qui s’en va, sous couvert de liberté de l’économie et de rendement ; cet art de vivre ensemble, au moins un jour de la semaine, afin de renouer les gestes perdus, les paroles égarées, les incompréhensions de la semaine ; cet art de vivre s’en va dans les registres comptables et sur les feuilles de paie. Et encore, les salariés travaillant le dimanche dans les zones touristiques et thermales n’auront aucune contre partie salariale obligatoire, pour les périmètres d’usage de consommation exceptionnels (PUCE), le salarié percevra une rémunération supplémentaire. Cette loi « dominicatricide » va permettre à ceux qui profitent du dimanche pour se reposer d’aller faire des courses pendant que les autres qui n’en profitent pas travailleront. Leur dimanche sera alors le lundi. S’y retrouvera qui pourra.
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