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 "Notre rôle n'est pas d'être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie"

Albert Londres 


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Le chroniqueur américain Thomas Ferdman résume par cette phrase enfantine notre époque de pickpockets planétaire. Que veut-il dire ? Que les temps idylliques des pays pourvoyeurs en services publics, en assistance, en aide, en services sociaux, en avantages de toutes natures, en subventions sont finis.

Le père Noël ne fait plus crédit !  L’illusion du grand cœur cardiaque jusqu’au dernier souffle des états gouvernés par des politiciens soucieux seulement d’acheter la paix sociale, de se faire réélire en rasant gratis demain, c’est fini !

Ce leurre n’a pu fonctionner que par le va-et-vient de la planche à billets, en maquillant les comptes, en taisant la vérité. L’exemple grec est significatif. Il concerne le fonctionnement de beaucoup de pays européens.

Les hommes politiques grecs ont eu recours à l’argent facile et aux subventions de l’État européen, non pour servir la compétitivité de leur pays, mais pour vivre dans l’euphorie politique des largesses d’un État qui assure les réélections radieuses, la tranquillité.

Le discours facile de la croisière des gens heureux qui chantonnent dans la chorale de Martine Aubry, « elle est pas belle la vie », sur le Titanic en train de couler, devient obscène. En Grèce, toute personne faisant un métier qualifié de dangereux, à droit à une retraite à taux plein à 5O ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes, y compris, oui, y compris les coiffeurs.

Grèce, pays protecteur des perruques périlleuses ! Désormais, la langue de bois est faite du bois des cercueils démocratiques. Les années de l’État père Noël, qui enlumine les urnes des guirlandes électorales pour gagner les élections sont finies.

Aucun parti politique adulte, sauf le parti des illusionnistes, ne pourra faire de cadeaux aux électeurs.

Il va falloir accepter des coupes claires dans les prestations sociales et les pensions de retraite et aussi renforcer les contrôles afin d’éviter le pillage des générosités de l’état humanitaire, sinon, l’avenir de nos enfants sera béant comme la gueule d’un créancier affamé.

Un créancier qui aurait un air sans langue de bois, d'empire du milieu.

 

 

Gilbert Collard

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